En cardiologie, l'une des maladies les plus courantes est l'infarctus du myocarde dont le signe d'alerte est souvent une angine de poitrine. Elle touche environ 110 000 personnes par an en France et en tue 50 000.
Il s'agit donc d'un mal extrêmement fréquent et grave, particulièrement chez les hommes, surtout s'ils sont fumeurs, diabétiques, obèses ayant du cholestérol ou sujets à l'hypertension artérielle. D'où l'importance de la diffusion de matériel médical de cardiolologie.
Il s'agit en fait d'une diminution de l'apport en oxygène aux cellules du muscle du coeur, ce qui provoque la mort de ces cellules.
En cardiologie, l'infarctus du myocarde est donc dû à la destruction du muscle cardiaque, destruction qui évolue de l'intérieur du coeur vers l'extérieur. En deux heures, c'est la moitié de la zone non-approvisionnée en oxygène qui se nécrose ; en 4 à 6 heures, selon les personnes, c'est la totalité du muscle qui se détruit.
L'exam en cardiologie, réalisé grâce au matériel médical appelé électrocardiographe ou ECG, montre que les artères se bouchent car il existe à l'intérieur des plaques constituées de graisse et de cholestérol.
Si ces plaques grossissent ou se brisent, elles entraînent la fabrication d'un caillot qui obstrue l'artère. Une fois l'artère bouchée, la zone irriguée par celle-ci va donc mourir.
Mais heureusement certains signes peuvent alerter le médecin et éviter le déclenchement de l'infarctus.
En cardiologie, c'est surtout la douleur dans la poitrine qui va inciter le médecin à prescrire très rapidement un électrocardiogramme. De plus, des hausses et des chutes brutales de tension artérielle peuvent confirmer le doute. Enfin, au début d'un infarctus, une crise de tachycardie est fréquente.
L'examen de cardiologie appelé aussi électrocardiogramme est le tracé sur papier des mouvements du coeur. Il est recueilli grâce à des électrodes placées à la surface de la peau du patient. Cet examen, fait en cabinet ou à l'hôpital est rapide et indolore.
L'association d'une douleur dans la poitrine et d'une modification caractéristique de l'électrocardiogramme suffisent à reconnaître un infarctus du myocarde et à entreprendre le transfert d'urgence du sujet vers une unité de soins intensifs de cardiologie.
Le dosage des enzymes du muscle du coeur, tels que la Troponine I ou la myoglobine, peut permettre de poser un diagnostic en cardiologie. En effet, l'élévation de ces enzymes, même si elle n'est pas spécifique à un infarctus, peut être un signe de cette pathologie.
Tout d'abord, le SAMU va administrer un médicament contre la douleur, tel que la morphine. Mais il faut en limiter le dosage pour ne pas risquer de masquer une aggravation ou une récidive de l'infarctus. Ensuite, l'équipe médicale placera sous la langue du malade de la trinitrine, qui est un vasodilatateur, pour favoriser la dilatation de l'artère du coeur.
Enfin, par voie intra-veineuse, le patient recevra un traitement anticoagulant et un traitement antiagrégant. Alors seulement sera possible le transport médicalisé vers un service de cardiologie.
Le traitement va consister essentiellement en un repos absolu, sous sédatif si nécessaire, en contrôlant l'activité du coeur. Parfois, une seringue électrique sera mise en place pour injecter de la trinitrine afin de favoriser la dilatation de l'artère du coeur.
Pour favoriser la disparition du caillot de sang qui en bloque la circulation, de l'héparine en intra-veineuse ou sous cutanée est aussi prescrite.
De l'aspirine est aussi admistrée dans ce but.
Mais si ces traitements médicaux se soldent par un échec, il faut aller déboucher l'artère du coeur par un traitement instrumental, appelé en cardiologie une angioplastie coronaire.