S'il existe une grande évolution du matériel médical au cours de l'histoire de la médecine, cette diversité est tout aussi variable de nos jours en fonction des zones géographiques auxquelles on s'interesse : si autrefois, l'équipement faisait souvent défaut, aujourd'hui encore, la majorité des personnes dans le monde n'ont pas accès aux centres de soins et ceux qui existent manquent généralement cruellement de moyens.
Dans les pays sous embargo, le matériel médical est souvent exempté de sanctions. En effet, on considère que ces mesures ne visent pas les populations mais les gouvernement et que, par conséquent, elles ne peuvent être privées du droit à être soignées. Il arrive cependant que ce principe d'exemption ne soit pas appliqué à certains pays, comme c'est le cas de l'Irak ou de Cuba.
Dans leur vie quotidienne, les habitants des pays sous embargo souffrent de la pénurie de matériel méical et ainsi, touche les pharmacies et accentue la détérioration de l'état des polycliniques. De plus, les fournitures qui leur parviennent ne sont souvent pas adaptées à leurs besoins.
Après quatre années d'occupation et de violence, dans le quartier de Khadimya, quartier très pauvre de Bagdad, la précarité du système de santé rejaillit sur le fonctionnement de l'hôptal. En raison du manque de matériel médical, de nombreux cas de tumeurs et de maladies chroniques sont détectés trop tard pour être soignés efficacement. De plus, les enfants qui se rendent à l'hôpital sont confrontés à la violence quotidienne et à la souffrance psychologique qu'elle induit, et donc encore plus vulnérables à la maladie. Malheureusement, aucune prise en charge psychosociale n'existe dans cette structure.
Dans leur vie, les cubains ne parlent pas souvent du blocus du matériel médical mais ils le subissent. Au quotidien, ce blocus se traduit par un amoncellement de difficultés rendant la vie vraiment dramatique. Aujourd'hui, l'île supporte les effets de trois décénies de dépendance, mais surtout les conséquences de l'asphyxie que lui impose le pays le plus riche de la planète.
Au cours des siècles, du matériel médical spécifique est apparu dans le monde de la santé et ce à des fins diverses. Qu'il s'agisse de faciliter les débuts de la vie, comme c'est le cas du biberon ou la fin de celle-ci, avec la mise en place des couches pour fuites urinaires des personnes âgées, il a parfois révolutionné le mode de vie des plus jeunes comme des plus vieux.
Dans l'antiquité, allaiter était une fonction primordiale et obligatoire puisque l'on considérait que le lait maternel transmettait les traits de caractère. Par la suite, le lait maternel a été considéré comme indigeste durant les vingt premiers jours de la vie. En attendant, le nouveau-né était nourri de miel tiède donné grâce au guttus, sorte de petit biberon en terre cuite ou en verre. C'est ainsi qu'apparut pour le nourisson le premier matériel médical.
Aristote disait : "la belle vieillesse est le progrès lent d'un vieillissement qui n'est à charge de personne". Il a fallu plus de deux mille ans pour clarifier cette pensée, la gérontologie ayant en effet pour but de donner la qualité aux années de nos ainés, de leur assurer dans la mesure du possible l'autonomie et la dignité. Et, quand on parle de qualité de vie, on parle de respect, ce respect que la personne âgée elle-même doit pouvoir avoir pour elle-même. C'est dans ce sens que l'apparition des couches pour les personnes agées est un progrès essentiel dans l'histoire du matériel médical.